Les Chroniques Pressées

Chronique Pressée CHEF-D’ŒUVRE 5 – Médée chérie

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Vous manquez de temps ? Moi, aussi ! Alors prenez votre café et lisez la Chronique Pressée du jour en quelques minutes seulement !

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Médée chérie

nous raconte la lente et intime souffrance de l’abandon

qui laisse corps et âme en proie à la dévastation

avant la renaissance des chairs à travers l’art créateur !

 

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UN CHEF-D’ŒUVRE

de poésie, de sensualité et de destruction

réinventant le mythe de Médée

 

 

Médée chérie

De Yasmine Chami

Chez Actes Sud

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Photo du Blog de l’IMA (Institut du Monde Arabe)

 

 

Résumé :

Dans un aéroport, une femme attend : son époux s’est absenté un instant. En escale à Paris, ils partent pour Sydney, Ismaïl est chirurgien, Médée est sculpteur. Mais l’attente se prolonge. L’embarquement de leur vol vient d’être clôturé, il ne reviendra pas. Médée se fige. Mariée depuis vingt-cinq ans, elle n’a cessé de célébrer leur couple, comblée parla naissance de ses enfants, assumant sa vie de mère et trouvant néanmoins l’espace et le temps nécessaires à l’édification d’une oeuvre considérable, elle ne pouvait imaginer une telle chute. Médée est immobile, elle ne veut pas sortir du sas où l’a placée la violence de l’abandon, et pour cela décide de s’installer dans une chambre de l’hôtel attenant à l’aéroport.

Sur un fil, funambule, Médée s’apprête à traverser le miroir. Car plus fortes que son corps dévasté, que ses sombres pensées, ses mains vont se saisir encore une fois de la dramaturgie humaine et d’une boule de terre extraire le geste, la trahison, et dès lors les comprendre. Serré, tendu telle une corde encre deux tours, ce livre célèbre la puissance d’une femme, sa résilience et sa capacité à déloger de son corps affaibli la matrice de l’art : émergence salvatrice, échappée absolue pour tout être entravé.

— Littérature contemporaine —

 

 

Bonjour à toi, Lecteur Pressé et empressé !

Arrête tout ce que tu fais et prends le temps de venir lire ma chronique pressée promptement ! Je vous y partage mon avis à brûle-pourpoint sur un chef-d’oeuvre contemporain : MÉDÉE CHÉRIE de Yasmine Chami !

Qu’est-ce que ce livre a de plus que les autres ?

Cela tient d’une alchimie du verbe, d’une sensualité de la sonorité, de la candeur sublime d’une femme : Médée !

A LIRE ABSOLUMENT

pour les amoureux de la langue et des phrases langoureuses !

 

 

Chronique Pressée :

En un mot :

∼ La beauté immortelle des mots écorchés ∼ 

 

En une phrase :

 Venez unir votre chair et votre froide douleur, mélanger le poison de vos abandons et de vos amours noirs avec le sang de Médée qui meurt délaissée dans une chambre d’aéroport 

 

Sur le style :

∼ Lente est la longue litanie des chairs et des mots qui éviscèrent la douleur profonde de l’abandon et de l’effacement comme un appel oscillant entre vie et mort  ∼

 

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Sur les personnages : 

Voici Médée chérie, celle qu’on abandonne, qu’on oublie, qu’on laisse, et, dans les entrailles profondes de sa blessure, Médée, humiliée, détruite, désincarnée, porte sur elle la malédiction prophétique de son nom ∼

 

Sur l’ambiance : 

∼ Un état de grâce dans la chute 

 

 

Mots à retenir : 

 

« Il y a en elle un monstre enchaîné qui attend une brèche pour se libérer et tout emporter dans une dévastation radicale. »

(Page 27)

*

« Ce qui occupe Médée, échouée sur ce lit étroit, c’est la mémoire de ce moment où elle avait franchi le seul de son désir à lui, où elle était devenue soudain sensible à cet homme, un étranger jusque-là, au point d’en faire le point de convergence de tout cet amour, cette ferveur de vie qui la traversait comme des vagues depuis qu’enfant, elle avait la première fois ressenti consciemment la beauté du monde en dehors d’elle. »

(Page 52)

*

« Qu’y a-t-il en elle qui éloigne ce qu’elle aime le plus, que n’a-t-elle pas su donner, tisser, qui aurait pu les sauver de cette destruction ? »

(Page 58)

*

« Mais au fond, ce qui occupait Médée, tandis que son corps se défaisait dans la nuit qui la cognait, c’était la certitude d’avoir consenti à sa propre défaite. »

(Page 64)

*

« L’unité est rompue, elle ne peut plus se retrouver sous peine de contempler l’abîme qu’elle frôle, qui la guette comme un énorme trou noir au-dessus duquel elle avance sur un seul fil tendu, si fin qu’il menace de rompre à chaque instant. »

(Page 80)

*

« […] je pleure comme une enfant dans le noir, j’ai peur de continuer à avancer seule, j’ai peur de mourir seule, j’ai donné les clefs de ma vie à cet homme rencontré trente ans plus tôt, il me les a rendues, mais je ne sais plus m’en servir. J’ai honte de souffrir ainsi, face à toi qui as tant perdu, un mari, un fils, ton pays, ta famille… Et pourtant je souffre, je suis une boule de feu vivante, mes mains tremblent, je ne dors plus, je ne sais plus qui je suis, je n’ai plus la mémoire de qui j’ai été. »

(Page 88)

*

« Nous sommes déliées, Médée, errantes, réfugiées sans refuge, et nous ne savons vivre que dans les liens que nous tissons obstinément, jusque dans la dévastation. »

(Page 101)

*

« Mon fils met sur ma route des signes, des cailloux de Petit Poucet pour que je puisse retourner sur mes pas et retrouver le chemin de ma vie quand ce cycle de destruction sera derrière moi. Quand on aime, on est signe pour l’autre, il est signe pour nous, comme toi qui surviens à ce moment de ma vie où presque tout me devient étranger. »

« Qui n’est pas réfugié de quelque part ? D’une enfance, d’un amour, de sa propre jeunesse enfouie, des liens cassés, d’un pays en guerre, d’une perte qui n’a pas de nom ? »

(Page 109)

*

« Lorsque le téléphone de Juan a sonné, en ce début de soirée, dans la lumière finissante de son atelier parisien, il s’en est emparé dès la première vibration, parce que depuis plusieurs jours, prévenu par Adam de l’abandon d’Ismaïl, du refus de Médée de sortir de cet aéroport qui est devenu pour elle ce no woman’s land où il l’imagine chutant dans un abîme sans fond, celui-là même qu’elle explore obstinément depuis l’âge de quinze ans, la possibilité ou l’impossibilité de l’amour, la force et la vanité des liens, l’archéologie des corps aimants puis souffrants, toute cette liturgie de la pierre et du latex, de l’acier et de la fibre qu’elle convoque en magicienne, avec la puissance incantatoire de la conjuration impossible, il a attendu cet appel. »

(Page 118)

*

« Je comprends que tu le penses, Médée, tu crois que tout est différent, parce que nous sommes si construits et si détruits que rien ne peut plus nous arriver. Mais moi, avec toi, tout peut m’arriver jusqu’à mon dernier souffle, je n’ai pas d’âge, pas de mémoire, pas de passé face à toi. »

(Page 124)

*

« Elle décèle dans le regard que Juan pose sur elle une souffrance nouvelle, née de la conscience de tout ce que Médée a donné à cet homme qui est parti, tout ce dont il a été dépossédé des années durant, mais dont il n’avait peut-être pas réellement conscience dans la solitude de son atelier, ni même dans le quotidien de son appartement parisien depuis vingt ans, traversé par des femmes de passage, jamais complètement aimées, le visage de Médée toujours installé en lui comme le vertige de l’amour même, et il a accepté ces partages éphémères, ces plaisirs limités comme le prix à payer pour cette rencontre foudroyante quarante ans plus tôt. »

(Page 130)

 

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1 – Le style

Comme des larmes, les phrases coulent à l’intérieur des pages en sillons proustiens.

J’aurais cruellement, furieusement, absolument voulu écrire ce roman à la poésie sensuelle et incantatoire renouvelée ligne après ligne ! J’aurais pu mourir tranquille après avoir érigé pareil temple de la littérature !

 

2 – Le triomphe de l’art

Un être qui se relève, qui s’abandonne à la pulsion de vie dans l’art, quoi de plus beau ? Quoi de plus vivant ? Peut-il y avoir plus de sens à vivre que de changer sa mort en objet d’art ?

 

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 Un véritable chef-d’oeuvre d’amour, de poésie, de sensualité, de figure mythique, d’incarnation féminine, d’obscurité animale, de douleur et de vie, d’art et de destruction, de style et de larmes en sillon, comme un long et intense dérèglement de tous les sens sur la peau des souvenirs et le fil du précipice !

Mon Dieu mais lisez cette incantation merveilleuse de la femme !

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Pour acheter Médée chérie,

il suffit de cliquer !

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Photo du Blog de l’IMA (Institut du Monde Arabe)

 

 

À votre tasse de café et que cette lecture vous coupe le souffle !

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Laissez-moi vos avis en commentaire !

Avez-vous aimé ma Chronique Pressée ?

La lecture de ce livre ?

 

 

2 Replies to “Chronique Pressée CHEF-D’ŒUVRE 5 – Médée chérie”

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