Les Chroniques Pressées d'une prof de français

Chronique Pressée 69 – Les Royaumes Démoniaques (t.1)

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chronique Les royaumes démoniaques

Avec Les Royaumes Démoniaques,

mets-toi en quête de la Roche des Âges  !

JE N’AI PAS AIMÉ

 Les personnages et la narration (façon de dérouler l’histoire), malheureusement !

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Les Royaumes Démoniaques

Tome 1 : La Roche des Âges

De Christopher Evrard

Auto-édition

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Quatrième de couverture :

« Mes erreurs sont tout ce qu’il me reste. » – Ciwen

L’horreur et la violence côtoient la féerie et la beauté. La magie et les combats forgent la réalité au jour le jour. Tandis que les légendes et mythes résonnent dans l’inconscient collectif comme des promesses d’un jour meilleur, telle la mystique Roche Des Âges que Ciwen, un mage de foudre, recherche désespérément. Dans une existence où le macabre est un lot quotidien…

Quel est le sens de la vie ? Quelle signification donner à des concepts comme l’amour et la haine, ou la guerre et la paix ? Comment les définir, et les dépasser ? Tant d’éternelles énigmes qui se posent à chaque instant, depuis la nuit des temps.

Les réponses apparaissent toujours dans le noir, telles des lucioles fuyantes…

— Dark Fantasy —

Chronique Pressée :

En un mot :

∼ Densité cosmologique

En une phrase :

∼ Si tu es fan des anti-héros un peu brutaux et mal lunés, pas aimables pour un sou, Ciwen est fait pour toi ! Les autres personnages seront tout aussi surprenants par leur ambivalence et leurs secrets ∼

Sur le style :

∼ Efficace, équilibré, précis dans les combats ∼ 

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bémol

D’un point de vue purement subjectif, je n’aime pas les romans fantasy trop réalistes et à la tonalité familière ou grossière : en gros, je n’aime pas la Dark Fantasy. Je préfère les univers raffinés, les valeurs chevaleresques et les personnages de grandes noblesses. J’aime le sublime et l’héroïsme (au sens littéraire, tel que l’illustre Corneille ou les romans de chevalerie). La vision réaliste et basse du monde qu’offre ce roman ne me correspond pas.

Ensuite, j’ai été un peu déçue après un début « original » avec des races ou des créatures que l’on voit peu en fantasy (SPOILER : les ondins, les démons, les corbeaux-phénix, le mage de foudre, l’araignée) de retomber dans les traditionnelles races et créatures de la fantasy « classique » (SPOILER : elfe, dragon et nain). Je n’apprécie plus du tout de lire ce genre d’univers classique, vu et revu, mais en plus, en tant que lectrice de fantasy (littéraire), j’attends de la part de l’auteur une invention complète et totale d’un nouvel univers (attention ceci est un tome 1, il reste donc des peuples peu présentés et développés qui seront peut-être plus surprenants que les elfes et les dragons).

J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup trop de personnages secondaires, nommés et jouant un rôle dans l’histoire, qu’on ne pouvait ni retenir ni apprécier : on n’a pas le temps de les imaginer physiquement, de voir leur caractère et donc d’en faire de vraies « personnes », ils restent de simples noms utilisés pour faire des actions ( SPOILER : Par exemple, durant ma lecture, Torvig, Marthuv, Taru, Korva sont restés des noms sans âme). Pour moi, les personnages qui ne suscitent aucun attachement et aucune curiosité sont ratés (ou à supprimer).

Je n’ai pas réussi à m’attacher non plus aux personnages principaux (parce qu’il y avait trop de personnages et donc moins de temps pour approfondir chacun d’eux, et parce qu’ils n’étaient pas assez « nobles » pour faire vibrer mon cœur pur de tragédienne !). Cela a forcément gâché ma lecture : quand on n’aime pas les personnages, l’intrigue ne peut pas être palpitante. (SPOILER : Seule Torhwa, l’araignée, a davantage tiré la corde sensible pour moi, même si Ciwen et Olivia sont plus approfondis que tous les autres. Mais cela signifie, que tous les autres, m’ont laissée indifférente.)

Enfin, la narration (la façon d’orchestrer ce récit à plusieurs points de vue et intrigues s’imbriquant peu à peu les unes aux autres) ne m’a pas plu : je n’ai pas été happée. J’ai trouvé que le récit manquait de rythme et de tension (pas qu’il n’y ait pas eu d’action ou d’enjeux, mais le manque d’attachement aux personnages foisonnants et la construction du récit en elle-même fait retomber toute tension dramatique, de mon point de vue). Je ne dis pas que le roman n’a pas de construction réfléchie et avance au hasard, pas du tout ! mais j’ai trouvé la construction mal agencée : parfois lente, ou trop dense, l’avancée n’est pas aussi prenante qu’elle aurait dû vu les enjeux. En tant que professeure de lettres, je pense que le souffle du roman n’est pas bon et la façon d’agencer les pièces du récit perfectible. Cela reste un choix de construction d’auteur que je respecte, mais que je ne trouve pas efficace ni fluide à la lecture qui a été très pesante pour moi. Je le redis, mais l’histoire est de grande qualité, dense et complexe, intéressante et travaillée (que j’aime ou pas la Dark Fantasy), seule la façon de la raconter pose problème.

*

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Une couverture de folie et des illustrations à tomber qui font de ce roman un magnifique objet-livre ! Je suis impressionnée par la qualité de l’objet pour de l’autoédition : clairement l’auteur ne se fout pas de nous !

De très belles inventions de noms (compliqués mais qui donnent corps à l’univers et donnent le ton du roman) !

Des touches d’originalité dans l’univers que j’ai adorés ! (SPOILERS : le peuple des Ondins, les corbeaux-phénix psychopompes, ls démons, les entités non-vivantes, comme la mère d’Olivia et Kala).

L’univers est dense, complexe (non-manichéen) et bien construit (ici, je parle de l’univers en soi, et non de la façon de le présenter et de le raconter dans le roman comme plus haut dans la partie sur la narration) : plusieurs peuples, plusieurs races, un passé, un présent, des enjeux, des objectifs et motivations différentes, bref une belle carte politique et un monde avec une Histoire (SPOILER : ancienne guerre, esclavage, quasi-extinction de peuples, créatures disparues, enfin voilà je ne vous dévoile pas tout, mais il y a tout un monde politique et géographique inventé pour ce roman, un peu à la GOT).

Les personnages ont des vies et des objectifs différents, avec un passé et des secrets : pas de manichéisme lisse, ce qui est appréciable. 

Le style de l’auteur n’est pas parmi ceux que je préfère (car non poétique), mais il est efficace, maîtrisé et précis dans les descriptions (notamment les scènes de combat).

Enfin, au-delà de l’aspect fantasy, l’histoire a une portée mythologique et philosophique qui invite à la réflexion !

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Encore un roman de Dark Fantasy qui passe complètement à côté de moi, en dépit de la qualité esthétique du roman et de la densité de l’univers créé.

En effet, les personnages (trop nombreux, peu attachants et manquants à mon goût de raffinement et de sublime), le récit (au rythme trop lent et à la narration trop dense et maladroite) ainsi que l’univers (pas assez original pour moi malgré sa complexité et quelques pointes de nouveauté) ne m’ont pas plu du tout !

Si vous aimez les elfes, les dragons, les araignées, les anti-héros guerriers peu commodes et pas trop raffinés, les grandes quêtes où chacune des pièces se met lentement en place de son côté pour aboutir au tableau final, ainsi que les univers réalistes de Dark Fantasy (c’est-à-dire non fantasmé et idéalisé), vous serez je pense séduits par ce roman. 

En revanche, si comme moi vous adorez les styles poétiques et les univers idéalisés, magnifiés et héroïques (comme dans la fantasy japonaise ou Le Seigneur des Anneaux), alors vous n’êtes pas je pense le lecteur idéal pour ce roman !

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*** Remerciements ! ***

Je remercie infiniment l’auteur Christopher Evrard qui m’a envoyé son magnifique roman en papier et a eu la patience d’attendre ma lecture ! Je n’ai malheureusement pas aimé son roman de Dark Fantasy mais j’espère avoir pu faire un retour complet, détaillé et équilibré en négatif comme en positif !

Pour acheter Les Royaumes Démoniaques (t.1),

il suffit de cliquer !

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À votre tasse de café démoniaque !

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